Réemploi des équipements d’éclairage public : le SIGERLy lance un appel à manifestation d’intérêt pour des territoires pilotes
Comment donner une seconde vie aux mâts et autres équipements d’éclairage public, tout en garantissant leur qualification, leur traçabilité et leur remise en service dans de bonnes conditions ? Pour répondre à cet enjeu, le SIGERLy, la FNCCR, le SERCE, le Cerema et plusieurs entreprises de la filière engagent une démarche collective de structuration d’une filière nationale de réemploi.
Dans ce cadre, un appel à manifestation d’intérêt est ouvert aux collectivités, métropoles et syndicats d’énergie qui souhaitent devenir territoires pilotes. Les structures intéressées ont jusqu’au 26 septembre 2026 pour faire connaître leur intérêt.
Une expérimentation ouverte et progressive
Cet appel s’adresse à des territoires aux profils et niveaux de maturité variés. Il n’est pas nécessaire de disposer d’emblée d’un projet complet de réemploi : chaque territoire pourra définir un périmètre d’expérimentation adapté à ses projets, à son patrimoine, à son organisation et à ses ressources.
Les expérimentations pourront porter sur tout ou partie de la chaîne de réemploi :
la dépose préservante des équipements, afin d’éviter leur détérioration et de préserver les informations utiles à leur future qualification ;
l’évaluation de l’état technique, de la conformité et de la durée de vie résiduelle des équipements ;
le stockage, l’identification et la traçabilité des gisements ;
le reconditionnement, la remise en conformité et la repose ;
la mise en relation entre maîtres d’ouvrage disposant de gisements et ceux exprimant un besoin d’équipements.
Le modèle envisagé repose sur le don entre maîtres d’ouvrage, tandis que les entreprises interviennent sur les prestations indispensables à la seconde vie des équipements : dépose, contrôle, transport, stockage, reconditionnement, repose et maintenance.
MATEUS, une plateforme au service de la filière
Au cœur de la démarche, la plateforme MATEUS — Mâts et équipements urbains de seconde vie — vise à faciliter l’organisation opérationnelle du réemploi. Elle permet notamment de rendre les équipements disponibles visibles, de caractériser les gisements, d’exprimer des besoins, d’enregistrer les données techniques, de tracer l’origine et le devenir des équipements, et d’organiser leur réservation puis leur réaffectation.
Le Cerema a accompagné la phase pilote mise en œuvre sur le territoire du SIGERLy. Son intervention a porté sur l’analyse des usages et des parcours des acteurs de la filière — techniciens de terrain, maîtres d’ouvrage, intégrateurs, reconditionneurs et acteurs du stockage —, l’identification et la structuration des données nécessaires, ainsi que le prototypage de la plateforme. Ce travail a également permis de poser les bases d’un modèle de connaissance et d’un dictionnaire de données pour mieux qualifier les mâts et suivre leur parcours de réemploi.
Construire un modèle national robuste
La première expérimentation menée par le SIGERLy a permis de mettre en évidence des enjeux techniques, économiques, juridiques et organisationnels tout au long du processus, de la dépose à la réaffectation. La nouvelle phase d’essaimage doit maintenant permettre de confronter le dispositif à une diversité de contextes : communes rurales, métropoles, syndicats départementaux ou territoires dotés de patrimoines importants.
L’ambition n’est pas de reproduire à l’identique l’expérimentation lyonnaise, mais d’en tester la transférabilité, d’identifier les adaptations nécessaires et de produire des méthodes, référentiels et outils communs. Les retours d’expérience des territoires pilotes contribueront ainsi à bâtir un modèle national de réemploi crédible, opérationnel et progressivement réplicable.
Comment participer ?
Les collectivités et syndicats d’énergie souhaitant devenir territoires pilotes sont invités à transmettre leur manifestation d’intérêt avant le 26 septembre 2026. Celle-ci peut indiquer, de manière synthétique :
les coordonnées de la structure et de ses référents ;
le patrimoine ou les projets pouvant servir de terrain d’expérimentation ;
les étapes du processus que le territoire souhaiterait tester ;
les attentes et éventuels points de vigilance identifiés.
La manifestation d’intérêt n’engage pas immédiatement la collectivité dans une opération complète. Elle ouvre un échange avec le consortium afin de préciser un périmètre d’expérimentation réaliste et adapté à la situation du territoire.
Télécharger l'appel à manifestation d'intérêt
Contact référent : Christine Rami - DGS du Sigerly - christine.rami@sigerly.fr