Optimiser la gestion des flux

L’optimisation de la gestion des flux concerne tous les types de réseaux, qu’il s’agisse des secteurs de l’énergie, de la voirie, de l’eau, des transports ou encore des déchets.

    Illustration gestion des flux

    Elle vise à :

    • Utiliser les ressources avec sobriété ;
    • Mettre l’offre en adéquation avec la demande ;
    • Améliorer la qualité de service.

    Dans ce cadre, le déploiement d’outils numériques vise avant tout à rendre les réseaux communicants pour collecter des données sur les flux et l’état des réseaux, et ainsi mettre en œuvre des stratégies de pilotage optimales ou intervenir physiquement lorsqu’un dysfonctionnement est identifié, tel qu’une panne ou un débit anormal. L’usager peut alors être informé en temps réel et alerté en cas de problème, et adapter son comportement en conséquence.

    De plus, la mise en synergie des réseaux par une centralisation des informations collectées et la mise en place d’une gouvernance transversale aux secteurs permet d’en optimiser le fonctionnement global.

    Il est cependant nécessaire de veiller à :

    • Se doter d’objectifs et d’une stratégie territoriale en matière de souveraineté numérique, recherchant un bon équilibre entre privé et public dans la possession et l’accès aux données du territoire ;
    • Respecter les libertés individuelles des usagers en les informant de l’usage qui est fait de leurs données personnelles et en demandant leur consentement ;
    • Prévenir le risque systémique qui pourrait résulter d’un pilotage centralisé des différents services urbains, en mettant en place les mesures de sécurité nécessaires.

     

    Retour d'expérience

    L'Internet des objets à Versailles Grand Parc

    Entretien avec Pierrick Degardin, Chargé des nouvelles solutions technologiques à la Direction Générale des Services, Cellule Projets Innovants

     

    Quel était votre besoin initial ?

    Il existe 9 ponts dans la ville. Quand il fait 4 ou 5 degrés, le vent peut faire descendre la température à zéro sur le pont et le rendre glissant.

    Quelle solution technique avez-vous mise en place ?

    On a détourné un capteur de parking pour récupérer la température car ce type de capteur l'intègre forcément : le magnétisme n’a pas la même sensibilité. On en a installé sur tous les ponts et on a créé une petite application pour permettre un accès direct via smartphone pour les agents d’astreinte qui peuvent alors aller saler.

    Quel est le bilan de ce cas d’usage ?

    C’est très efficace et les services salent plus qu’avant. On est sûr qu’il n’y a pas de problème.

    Quel déploiement envisagez-vous ?

    On fait le test sur les 9 ponts avec un capteur par pont. A partir de 2022, les services souhaitent le déployer dans certains angles de rues pour un quadrillage plus précis. Dans la même veine, on va faire des mesures sur l’herbe et la chaussée pour montrer que la végétation fait baisser l’effet d'îlot de chaleur.

    Quelles difficultés avez-vous rencontrés ?

    Nous avions posé des capteurs au-dessus des réseaux de chaleurs qui étaient toujours à 15 degrés. Il a fallu les déplacer.

    Combien cela a-t-il coûté ?

    Chaque capteur a coûté autour de 280 euros. Nous n’avons pas trouvé de capteurs qui ne donnent d’indications que sur la température de chaussée. En effet, il convient de choisir des capteurs ayant une coque très solides, puisqu’ils sont destinés à supporter des passages de piétons, de véhicules. Le capteur de parking bien adapté. Nous sommes en négociation avec un fournisseur qui propose des capteurs plus simples.

    Au total, le projet a coûté 10 000 euros avec les capteurs et la prestation de création des tableau de bord, d’intégration dans la plateforme, la création des utilisateurs et la formation. Jusqu’à présent, nous payions en une fois pour chaque cas d’usage. Nous avons par ailleurs conclu a un marché d’expérimentation autour de 100 000 €, et nous conclurons un accord cadre pour la mise en œuvre. Ce type de contrat permet de faire un marché sans remise en concurrence. Le caractère innovant, qui justifie ce type de marché, vient du fait qu’il s’agit d’un réseau ville.

     

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