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Mettre en place un budget participatif

En permettant aux habitants de déposer des idées de projets, et de choisir lesquelles seront financées grâce au vote, le budget participatif contribue à l’une des promesses portées par la smart city : celle de relier citoyen et institution.

En allouant une partie de son budget d’investissement à des projets proposés par la population, la collectivité peut viser plusieurs objectifs. S’il s’agit en premier lieu de renforcer le dialogue démocratique, en recueillant les attentes des habitants. L’intérêt est aussi de pouvoir financer des projets différents, plus pertinents et mieux appropriés par la population.

Dessin de quatre personnages dialogant autour d'une maquette de territoire

Les budgets participatifs disposent de plateformes en ligne dans la grande majorité des cas. Cette dimension numérique permet :

  • Une diffusion large de l’appel à contribution ;

  • Le dépôt de projets par voie électronique, qui n’oblige pas à se rendre physiquement à un guichet ou à des réunions, élargissant encore le public touché ;

  • Les échanges en ligne pour construire, commenter ou encore hiérarchiser les projets ;

  • Un vote facilité pour les personnes ne souhaitant ou ne pouvant pas se déplacer.

Si le numérique donne une dimension supplémentaire à la participation, il est nécessaire de le coupler à une approche plus classique, pour ne pas exclure certaines personnes. Ainsi prévoir des lieux pour le dépôt des projets et pour le vote, voire mettre en place des ateliers d’accompagnement des porteurs de projets, s’avère précieux.

En outre, il est nécessaire de penser la stratégie de communication via tous les canaux possibles : diffusion numérique, publications imprimées, réunions d’information, etc. Le budget participatif constitue pour la collectivité un réel changement de posture, et il est important d’en prévoir tous les aspects, numériques ou non.

Retour d'expérience

Le budget participatif de la Ville d'Avignon en 2017

 

Dans une logique d’amélioration continue de la participation citoyenne, la ville d’Avignon a mis en place un budget participatif en 2017, y consacrant 5 % de son budget, soit 1,5 millions d’euros.

Le dépôt des projets et le vote pouvaient se faire de deux façons : en ligne sur le site Internet de la ville ou dans les différentes mairies (Hotel de Ville et Mairies annexes).

Lors d’une présentation en atelier « Villes et territoires intelligents » le 27 novembre 2019 à Lyon, Clémence Letulle, en poste à la Direction de la programmation de l’aménagement urbain de la ville, est revenue sur l’organisation de cette démarche, avec plusieurs enseignements :

  • Le budget participatif impacte l’organisation et le travail des services. La phase de vérification de la faisabilité technique et réglementaire des projets est particulièrement importante – et demande des moyens humains – pour assurer une mise en œuvre plus rapide des projets votés.

  • Plusieurs temps d’échanges avec les citoyens ont eu lieu : la réunion publique sur la « Ruche à projets » et l'accompagnement amont des citoyens dont les projets étaient soumis au vote.

  • Les réalisations concernant les espaces publics représentent 38 % des projets proposés : aires de jeux, végétalisations, requalifications de rues, etc.

Exemple de projet : végétalisation et aménagement paysager d'une rue
Exemple de projet : végétalisation et aménagement paysager d'une rue

 

Retrouvez tous les échanges des ateliers "Villes et territoires intelligents" du Cerema, le 27 novembre 2018 à Lyon.